Le projet Interstices Urbains Temporaires

vendredi 17 août 2007 à 22:06

Ce projet de recherche-action propose de questionner l’espace urbain à travers des processus d’expérimentation architecturale et artistique menés autour des interstices urbains cartographiés dans le quartier La Chapelle (Paris, 18ème).

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constantin petcou

carte dérives

vendredi 17 août 2007 à 22:02

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carte 2002

vendredi 17 août 2007 à 21:51

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intervention SYN

vendredi 17 août 2007 à 21:38

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intervention RoToR

vendredi 17 août 2007 à 21:37

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intervention Au Bout du Plongeoir

vendredi 17 août 2007 à 21:37

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carte ALD

vendredi 17 août 2007 à 21:25

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carte 1

mercredi 15 août 2007 à 19:17

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interstices personnels

mercredi 15 août 2007 à 18:14

Il y a le café où l’on va tous les jours en face du marché, c’est un interstice personnel. une manière de négocier entre ta présence, ou ta place personnelle, et le quartier. D’avoir un endroit dans lequel je peux m’insérer tout de suite dans le quartier.

Le marché c’est un interstice dans le quartier et je l’appelle personnel parce que ça m’inscrit dans le goût d’ici, ça me resitue, c’est un ancrage.

Aussi, le deuxième jardin. C’était tout de suite un ancrage dans la terre et une présence de la nature, avec des vrais légumes. Pour moi, à un moment donné, j’arrivais de Londres avec les bagages et j’allais directement à ECObox pour m’occuper du projet; alors le jardin en pleine terre, c’était le repos. C’est pour ça que le deuxième jardin était un interstice personnel et ça me rappelait la Roumanie.

L’interstice, c’est quelque chose qui te permet la continuité entre deux choses séparées.

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l'Afrique

mercredi 15 août 2007 à 17:54

Il y a des interstices … comme le foyer des travailleurs immigrés, qui fonctionne et qui est très visible dans le quartier, un interstice entre ici et l’Afrique. C’est un peu la source de toute cette présence africaine dans le quartier.

Et cette femme qui vend des produits africains dans un marché français qui est plutôt conservateur. Elle a eu le culot de résister et elle prépare probablement certaines choses dans des conditions d’hygiène africaine. Elle a créé un interstice dans la nourriture, dans la manière de vendre la nourriture. Les gens achètent parfois pour l’encourager, par affinité.

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ECObox

mercredi 15 août 2007 à 17:41

- Pour toi, par rapport à quoi ECObox est un interstice ?

- Il y a beaucoup de liberté, on peut faire beaucoup de choses, c’est divers. Ce que j’aime le plus c'est de fabriquer des objets, c’est de récupérer. C’est aussi une forme de protestation contre la consommation et il y a une espèce de jubilation. J’aime aussi les rencontres, les fêtes, les documentaires que l’on voit puis les débats et les intervenants, ce qui me permet d’apprendre beaucoup de choses.

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cartographie collective

mercredi 15 août 2007 à 17:36

Nous voudrons chercher des espaces physiques, culturels, institutionnels, … qui fonctionnent comme des brèches dans lesquels il y a des situations différentes qui se passent, et en tenant compte de ce que d’autres habitants ont pu déjà repérer, pour faire une cartographie collective de ces interstices.

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le cirque

mercredi 15 août 2007 à 17:24

Il y avait le Cirque Électrique, qui était un endroit fabuleux hors du temps, qui s’était installé dans un terrain vague, de l’autre côté de la halle. C’était un endroit un peu magique. Tu étais au milieu d’un terrain vague, tu avais le cirque, un restaurant suisse qui s’était installé et qui faisait de la fondue. Ils avaient mis des palettes au sol, tu mangeais et tu avais une étendue énorme de ciel et d’horizon et tu étais dans Paris.

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un intervalle

mercredi 15 août 2007 à 16:41

- Qu’est ce que tu entends par Interstices ?

- Un intervalle … mais on n’a pas toujours le même avis les uns des autres; dans ce sens, à l'occasion de ce projet nous voulons à la fois faire des actions et essayer de comprendre … on va essayer d’écrire et de publier (si c’est intéressant), mais surtout, d’agir.

Les interstices sont les “territoires“ qui ne sont pas pris dans un système global (territoires qui peuvent être à la fois fonciers, pour les espaces qui échappent à la spéculation, mais qui peuvent être aussi des territoires culturels, des territoires qui apparaissent de façon informelle ou au-delà des pratiques existantes ou des cases trop institutionnelles). Ils peuvent être aussi à l’intérieur de certaines institutions dans lesquelles tu peux créer des brèches ou des changements. Ils peuvent être dans la vie de chacun.

Pour moi, comme je passais la plupart des samedis à ECObox, ça a changé beaucoup mes habitudes, je n’allais presque plus voir des expos, des choses que je faisais d’habitude le week-end. Dans ce cas, ce n’était plus un interstice, mais un changement radical d’existence, pour les gens qui venaient de temps en temps, ça pouvait être un interstice temporel ou de pratique. Personnellement, je ne faisais pas de jardinage auparavant, maintenant j’en fais un peu, c’est aussi un interstice de pratique, de quotidien, de mentalité, … Je crois qu’un interstice c’est aussi un changement.

- L’interstice c’est toujours par rapport à quelque chose, c’est un intervalle, on se donne une ouverture par rapport à quelque chose.

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Interstices Urbains Temporaires

mercredi 4 juillet 2007 à 17:39

Ce projet de recherche-action propose de questionner l’espace urbain à travers des processus d’expérimentation architecturale et artistique menés autour des interstices urbains cartographiés dans le quartier La Chapelle (Paris, 18ème).

Les interstices urbains représentent en quelque sorte ce qui résiste encore, du moins temporairement, aux politiques foncières de l’aménagement : ils sont la métonymie de tout ce qui est encore non investi dans une métropole. C’est la réserve de « disponibilité » d’une ville. Leur qualité principale consiste notamment en leur résistance à l’homogénéisation et à l’appropriation définitive. Nous les avons nommés terrains vagues urbains, pour marquer que le vague, l’indéterminé, l’incertain qui sont leur attribut sont aussi leur qualité urbaine. Ils pourraient fonctionner ainsi selon des principes d’autogestion et de « programmation » temporaire, flexible et réversible. L’« économie des interstices temporaires » crée un nouveau paradigme de projet qui se manifeste à travers des agencements temporaires, des dispositifs nomades, des catalyseurs urbains.

Les objectifs de cette recherche-action sont d’explorer une série de situations urbaines interstitielles (spatiales, temporelles, institutionnelles, interculturelles…) et d’expérimenter des micro-dispositifs participatifs d’intervention artistique et architecturale à différentes échelles (quartier, ville).

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